Intoxication alimentaire : que faire pour se soigner et quand consulter ?

L’essentiel
- Formation : 14 heures
- Durée : 2 jours
- Tarif : à partir de 399 €
Sommaire
Quels virus et bactéries peuvent provoquer une intoxication alimentaire ?
Quels médicaments prendre en cas d’intoxication alimentaire ?
Intoxication alimentaire chez l’enfant : quels réflexes adopter ?
Grossesse, âge avancé et immunodépression : pourquoi être plus vigilant ?
Que faire si plusieurs personnes sont malades après un même repas ?
Intoxication alimentaire : que doivent faire les professionnels de la restauration ?
Quelle formation choisir ?
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Hygiène alimentaire 2 jours · à partir de 399 € La formation de 14 heures exigée en restauration commerciale.Pack restaurateur 5 jours · à partir de 799 € Hygiène alimentaire et permis d’exploitation réunis.Nausées, vomissements, diarrhée ou douleurs abdominales après un repas : ces symptômes peuvent faire penser à une intoxication alimentaire. Le plus souvent, les troubles disparaissent en quelques jours, mais ils nécessitent une attention particulière lorsqu’ils sont intenses ou touchent une personne fragile.
Que faire en cas d’intoxication alimentaire ? Le premier réflexe est de compenser les pertes d’eau et de sels minéraux, puis de surveiller l’évolution des symptômes. Certains signes, comme une confusion, une déshydratation ou des difficultés respiratoires, imposent une réaction urgente.
Voici les conseils pour reconnaître une possible intoxication alimentaire, prendre les bonnes mesures et savoir quand demander de l’aide.

Quels virus et bactéries peuvent provoquer une intoxication alimentaire ?
Quels médicaments prendre en cas d’intoxication alimentaire ?
Intoxication alimentaire chez l’enfant : quels réflexes adopter ?
Grossesse, âge avancé et immunodépression : pourquoi être plus vigilant ?
Que faire si plusieurs personnes sont malades après un même repas ?
Intoxication alimentaire : que doivent faire les professionnels de la restauration ?
Qu’est-ce qu’une intoxication alimentaire ?
Une intoxication alimentaire correspond à des troubles qui apparaissent après la consommation d’un aliment ou d’une boisson contaminés. Selon les situations, la contamination peut être liée à des bactéries, des virus, des parasites ou des toxines produites par certains microbes.

Parmi les agents susceptibles d’être transmis par les aliments figurent notamment les salmonelles, les bactéries Campylobacter et certaines souches d’Escherichia coli. Les conséquences varient en fonction du microbe, de la quantité ingérée et de l’état de santé de la personne.
Un aliment peut être contaminé à plusieurs étapes : lors de sa production, de son transport, de sa conservation ou de sa préparation. Une cuisson insuffisante, une rupture de la chaîne du froid ou un contact entre des aliments crus et des produits prêts à manger peuvent favoriser le risque.
Il est important de savoir qu’un aliment contaminé ne présente pas toujours une odeur ou un aspect inhabituel. Il peut sembler parfaitement normal tout en provoquant des troubles. Source : ARS Auvergne-Rhône-Alpes.
Quels virus et bactéries peuvent provoquer une intoxication alimentaire ?
Une intoxication alimentaire peut avoir plusieurs origines. Les noms des agents responsables et des maladies qu’ils provoquent sont souvent confondus : par exemple, Listeria monocytogenes est une bactérie, tandis que la listériose est la maladie qu’elle peut entraîner. La présence de symptômes ne permet pas, à elle seule, d’identifier le responsable : un examen médical et parfois des analyses sont nécessaires.

Le norovirus et les autres virus digestifs
Les norovirus sont des virus responsables de gastro-entérites. Ils peuvent se transmettre directement d’une personne à l’autre, par des surfaces contaminées, mais aussi par de l’eau ou des aliments contaminés, notamment des coquillages consommés crus ou peu cuits. Ils provoquent généralement des vomissements, une diarrhée et des douleurs abdominales. Le principal risque immédiat est la déshydratation.
Pour limiter la transmission, lavez-vous soigneusement les mains à l’eau et au savon après les toilettes et avant de toucher des aliments. Une personne malade doit éviter de préparer les repas des autres. D’autres virus digestifs, comme les rotavirus, peuvent aussi provoquer des symptômes similaires. Source : Santé publique France, norovirus et coquillages.
Listeria et listériose : une vigilance particulière pendant la grossesse
Listeria monocytogenes est une bactérie qui peut contaminer divers aliments, notamment certains produits prêts à consommer. Elle a la particularité de pouvoir se multiplier au réfrigérateur. La maladie qu’elle provoque s’appelle la listériose.
La listériose peut être grave chez les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées. Pendant la grossesse, elle peut avoir des conséquences pour le fœtus. Une fièvre, parfois accompagnée de maux de tête ou de courbatures, après la consommation d’un produit suspect doit conduire à contacter rapidement un professionnel de santé, en particulier pendant la grossesse. Les symptômes peuvent apparaître plusieurs jours ou plusieurs semaines après la contamination. Source : Anses, fiche sur Listeria monocytogenes.
Escherichia coli : toutes les souches ne sont pas dangereuses
Escherichia coli, ou E. coli, est une bactérie dont de nombreuses souches vivent normalement dans l’intestin. Certaines souches sont toutefois pathogènes et peuvent provoquer des douleurs abdominales et une diarrhée, parfois sanglante. Les viandes hachées insuffisamment cuites, certains produits au lait cru et des végétaux contaminés font partie des sources possibles.
Certaines souches produisent des toxines et peuvent entraîner un syndrome hémolytique et urémique, une complication grave touchant notamment les reins, particulièrement chez les jeunes enfants. Une diarrhée sanglante impose un avis médical rapide. Chez un enfant qui urine moins, pâlit ou devient très fatigué, consultez en urgence. Évitez les médicaments ralentissant le transit et les antibiotiques sans avis médical, car le traitement dépend de la cause. Source : Assurance maladie, causes des gastro-entérites.
Le botulisme : une urgence médicale
Le botulisme est une maladie rare mais grave provoquée par une toxine botulique. Dans sa forme alimentaire, celle-ci peut être présente dans des aliments contaminés, notamment des conserves ou préparations artisanales insuffisamment maîtrisées. Il ne faut pas goûter une conserve suspecte pour vérifier si elle est consommable.
Des troubles digestifs peuvent être suivis d’une vision floue ou double, d’une bouche sèche, de difficultés à parler ou à avaler, d’une faiblesse musculaire ou de difficultés respiratoires. Si ces symptômes apparaissent après un repas suspect, appelez immédiatement le 15 ou le 112 : une prise en charge urgente est nécessaire. Source : Santé publique France, botulisme.
Salmonelles, Campylobacter et bactéries productrices de toxines
Les salmonelles, bactéries du genre Salmonella, peuvent provoquer une salmonellose, caractérisée notamment par une diarrhée, des douleurs abdominales et parfois de la fièvre. Des œufs crus ou peu cuits, des volailles insuffisamment cuites et des contaminations croisées peuvent être en cause. La cuisson et une bonne hygiène des ustensiles réduisent les risques.

Les bactéries Campylobacter peuvent également entraîner une diarrhée, de la fièvre et des douleurs abdominales. La volaille crue ou insuffisamment cuite est une source possible : évitez tout contact entre ses jus et les aliments prêts à manger.
D’autres bactéries, comme Staphylococcus aureus, Bacillus cereus et Clostridium perfringens, peuvent être impliquées dans des troubles liés aux aliments ou aux toxines qu’elles produisent. Le respect des températures, le refroidissement rapide des préparations et une bonne hygiène en cuisine sont importants. Source : Assurance maladie, agents des toxi-infections alimentaires.
Quels sont les symptômes d’une intoxication alimentaire ?
Les symptômes les plus fréquents sont digestifs. Une personne peut présenter :

- Des nausées ou des vomissements.
- Une diarrhée, parfois accompagnée de crampes.
- Des douleurs abdominales.
- Une perte d’appétit.
- Une fatigue inhabituelle.
- De la fièvre ou des maux de tête.
Ces signes ne permettent pas, à eux seuls, de confirmer une intoxication alimentaire. Une gastro-entérite virale ou une autre maladie peut provoquer des manifestations similaires. Le contexte, l’évolution et, si nécessaire, les examens demandés par un médecin permettent d’orienter le diagnostic.
Combien de temps après le repas les symptômes apparaissent-ils ?
Le délai d’apparition dépend de l’agent en cause. Les premiers troubles peuvent survenir quelques heures après l’ingestion, mais aussi plusieurs jours plus tard. Certaines infections se déclarent encore plus tardivement.

Il ne faut donc pas désigner automatiquement le dernier aliment consommé comme responsable. Si une enquête est nécessaire, le médecin ou les autorités sanitaires pourront s’intéresser aux repas pris au cours des jours précédents, aux autres personnes malades et aux produits consommés en commun. Source : ARS Auvergne-Rhône-Alpes.
Intoxication alimentaire : que faire en premier ?
En l’absence de signe de gravité, les premières mesures consistent à vous hydrater, à vous reposer et à observer l’évolution des troubles. Si vous avez un doute, si votre état se dégrade ou si vous appartenez à une catégorie de personnes fragiles, demandez un avis médical sans tarder.

1. Boire régulièrement pour éviter la déshydratation
Les vomissements et la diarrhée entraînent une perte d’eau et de sels minéraux. Il est donc essentiel de boire davantage que d’habitude, même si l’appétit est diminué.
Vous pouvez prendre régulièrement de l’eau et des boissons contenant du sel ou du sucre, comme un bouillon. Si les nausées rendent les grandes quantités difficiles à supporter, essayez de boire par petites prises fréquentes plutôt qu’un grand verre d’un seul coup.
Si vous ne parvenez pas à boire ou à garder les liquides, contactez un médecin dans la journée. Une déshydratation peut s’installer rapidement, en particulier chez les enfants, les personnes âgées et celles qui souffrent d’une maladie chronique.
Chez certaines personnes, notamment en cas de vomissements ou chez les personnes âgées, un professionnel de santé peut conseiller une solution de réhydratation orale. Suivez ses indications pour la préparer et l’utiliser. Source : Assurance maladie.
2. Adapter son alimentation
Lorsque vous avez envie de manger, reprenez progressivement une alimentation simple, en petites quantités. Il n’est pas nécessaire de vous forcer à prendre un repas copieux si les nausées sont importantes.
Vous pouvez essayer des aliments généralement bien tolérés, par exemple :
- Du riz, des pâtes, de la semoule ou des pommes de terre.
- Des carottes ou d’autres légumes bien cuits.
- Des viandes maigres.
- Des bouillons salés.
- De petits repas répartis dans la journée.
Évitez temporairement ce qui aggrave vos symptômes. Les plats très gras, les repas copieux et l’alcool peuvent notamment être difficiles à supporter. L’objectif est de reprendre une alimentation habituelle progressivement, selon votre tolérance, sans oublier de continuer à boire.
3. Se reposer et surveiller les symptômes
La fatigue est fréquente après plusieurs épisodes de diarrhée ou de vomissements. Reposez-vous et surveillez notamment votre température, votre capacité à boire et la fréquence de vos urines.

Notez également l’heure à laquelle les symptômes ont commencé et leur évolution. Ces informations pourront être utiles si vous consultez. Si plusieurs personnes ayant partagé le même repas sont malades, relevez leurs symptômes et les aliments consommés en commun.
Quels médicaments prendre en cas d’intoxication alimentaire ?
Il n’existe pas un médicament unique adapté à toutes les intoxications alimentaires. Le traitement dépend notamment de la cause suspectée, de la gravité des symptômes et de la situation de la personne malade.
Ne prenez pas d’antibiotiques sans prescription. Ils ne sont pas systématiquement nécessaires et ne traitent pas toutes les causes de diarrhée ou de vomissements. Un médecin pourra décider d’un traitement adapté s’il l’estime utile.
Les médicaments qui ralentissent le transit ne conviennent pas non plus à toutes les situations. En cas de fièvre ou de sang dans les selles, demandez un avis médical plutôt que de vous traiter seul. Pour un enfant, une femme enceinte ou une personne présentant une maladie chronique, demandez conseil à un médecin ou à un pharmacien avant de prendre ou de donner un médicament.
Un traitement ne remplace jamais la réhydratation ni la surveillance des signes de gravité. Source : Assurance maladie.
Quand consulter un médecin ?
Une consultation permet de vérifier l’état d’hydratation et de rechercher une cause nécessitant une prise en charge particulière.
Consulter dans la journée
Contactez un médecin dans la journée notamment si :
- Vous ne parvenez pas à boire.
- Vous avez une forte fièvre, des douleurs importantes ou une grande fatigue.
- Vous avez plus de 75 ans et présentez une diarrhée.
- Vous êtes immunodéprimé ou souffrez d’une maladie chronique.
- Votre état vous inquiète ou se dégrade.
La présence de sang ou de glaires dans les selles, ainsi que des symptômes qui persistent au-delà de deux jours, justifient également un avis médical. Selon les symptômes et leur intensité, le professionnel de santé vous indiquera le délai adapté.
Pensez à préciser si vous revenez d’un voyage, si vous avez récemment commencé un médicament ou si d’autres personnes de votre entourage sont malades. Ces éléments peuvent aider à orienter la recherche de la cause. Source : Assurance maladie.
Appeler le 15 ou le 112 en cas d’urgence
Appelez sans tarder le 15 ou le 112 si vous présentez des signes de déshydratation, notamment une soif intense, une bouche très sèche et des urines rares. Une personne âgée qui ne boit plus, devient somnolente ou tient des propos confus nécessite également une prise en charge urgente.
Une difficulté respiratoire, une perte de connaissance ou des troubles neurologiques inhabituels imposent aussi d’appeler les secours.
Au téléphone, indiquez l’âge de la personne, les symptômes observés, leur heure d’apparition et l’adresse précise. Suivez les instructions données et ne raccrochez pas avant qu’on vous le demande. Source : Assurance maladie.
Intoxication alimentaire chez l’enfant : quels réflexes adopter ?
Chez le nourrisson et le jeune enfant, les vomissements et la diarrhée peuvent entraîner une déshydratation rapide. Il faut donc être particulièrement attentif à son comportement, à sa capacité à boire et à l’évolution de son état.
Une solution de réhydratation orale, disponible en pharmacie, permet de remplacer l’eau et les sels minéraux perdus. Respectez exactement les instructions de préparation et proposez-la régulièrement en petites quantités. Chez un nourrisson, poursuivez l’alimentation selon les conseils du professionnel de santé.
Demandez rapidement un avis médical si l’enfant refuse de boire, vomit de façon répétée, paraît inhabituellement fatigué ou présente moins d’urines. Une somnolence anormale, une mauvaise réactivité ou une aggravation rapide nécessitent un appel urgent au 15 ou au 112.
Ne donnez pas de médicament contre la diarrhée ou les vomissements à un enfant sans avis adapté. Source : Assurance maladie.
Grossesse, âge avancé et immunodépression : pourquoi être plus vigilant ?
Certaines personnes présentent un risque plus élevé de complications. C’est notamment le cas des femmes enceintes, des jeunes enfants, des personnes âgées et des personnes dont le système immunitaire est affaibli.

Pendant la grossesse, certaines infections alimentaires, comme la listériose, nécessitent une vigilance particulière. En cas de fièvre ou de symptômes après la consommation d’un produit potentiellement à risque, contactez rapidement un professionnel de santé.
Les personnes âgées peuvent se déshydrater plus facilement, parfois sans ressentir une soif importante. Si elles boivent peu, semblent confuses ou deviennent somnolentes, il ne faut pas attendre une aggravation pour demander de l’aide.
Une personne atteinte de diabète, d’une maladie chronique ou prenant un traitement qui diminue les défenses immunitaires doit également demander conseil rapidement si des symptômes digestifs apparaissent. Source : ARS Auvergne-Rhône-Alpes.
Combien de temps dure une intoxication alimentaire ?
La durée est variable. Certaines personnes vont mieux rapidement, tandis que d’autres présentent des symptômes pendant plusieurs jours. La cause, l’âge, l’état de santé et le traitement éventuellement nécessaire influencent l’évolution.

Pour une gastro-entérite courante chez l’adulte, les mesures d’hydratation et d’alimentation sont souvent suffisantes et les symptômes disparaissent généralement en deux à trois jours. Ce délai ne permet toutefois pas de prévoir l’évolution de toutes les intoxications alimentaires.
Ne vous fiez pas uniquement au nombre de jours écoulés : une aggravation rapide, une impossibilité de boire ou des signes de déshydratation justifient de demander de l’aide sans attendre. Si les troubles persistent au-delà de deux jours, prenez également un avis médical. Source : Assurance maladie.
Que faire si plusieurs personnes sont malades après un même repas ?
On parle de toxi-infection alimentaire collective, ou TIAC, lorsqu’au moins deux personnes présentent des symptômes similaires, généralement digestifs, dont la cause peut être rapportée à une même origine alimentaire. Si plusieurs convives tombent malades après un repas, une TIAC peut être suspectée, sans que cela permette d’identifier immédiatement l’aliment ou l’agent responsable. En France, les TIAC font l’objet d’une déclaration obligatoire. Source : Santé publique France, surveillance des TIAC.
Commencez par contacter un médecin, en précisant le nombre de personnes concernées, les symptômes et les horaires d’apparition. Chacune doit recevoir une prise en charge adaptée à son état : le signalement collectif ne remplace pas une consultation.
Conservez les informations qui pourraient faciliter les investigations :
- La date et le lieu du repas.
- La liste des aliments et boissons consommés.
- Le nombre de personnes malades et leurs symptômes.
- Les tickets de caisse ou la facture du restaurant.
- Les étiquettes, les emballages et les numéros de lot disponibles.
Ne consommez plus les produits suspects. Si des restes existent, demandez aux autorités sanitaires comment les conserver en vue d’une éventuelle analyse.
Comment signaler une suspicion après un repas au restaurant ?
Si vous pensez être tombé malade après un repas dans un restaurant, vous pouvez effectuer un signalement sur SignalConso, le service public dédié aux problèmes rencontrés par les consommateurs.
Décrivez les faits aussi précisément que possible : établissement, date du repas, plats consommés et symptômes observés. Le signalement ne remplace ni un avis médical ni l’alerte des autorités sanitaires lorsqu’une intoxication collective est suspectée.
Signaler une suspicion d’intoxication alimentaire sur SignalConso
L’Agence régionale de santé peut également être contactée pour signaler une situation collective et obtenir des indications sur les éléments à conserver.
Comment éviter de contaminer son entourage ?
Les troubles digestifs ne sont pas toujours dus à un aliment : certaines infections, notamment virales, peuvent aussi se transmettre d’une personne à l’autre. En attendant de connaître la cause, adoptez des gestes d’hygiène simples.
Lavez-vous soigneusement les mains à l’eau et au savon après être allé aux toilettes et avant de toucher des aliments. Nettoyez les surfaces fréquemment touchées et évitez de partager vos objets de toilette.
Si vous êtes malade, évitez autant que possible de préparer les repas des autres. Faites-vous remplacer si vous le pouvez. Si cela n’est pas possible, soyez particulièrement vigilant sur le lavage des mains et privilégiez des aliments qui nécessitent peu de préparation. Source : Assurance maladie.
Comment prévenir une intoxication alimentaire à la maison ?
Une partie des risques peut être réduite grâce à des habitudes simples, de l’achat des aliments jusqu’au service.
Se laver les mains et nettoyer les ustensiles
Lavez-vous les mains avant de cuisiner, après être allé aux toilettes, après avoir touché un animal et après avoir manipulé des aliments crus. Répétez le lavage entre deux préparations si nécessaire.
Nettoyez les plans de travail, les couteaux et les planches à découper. Utilisez, si possible, des ustensiles différents pour la viande crue et les aliments qui seront consommés sans cuisson. À défaut, lavez-les soigneusement entre les deux usages.
Respecter la chaîne du froid
Au supermarché, prenez les produits réfrigérés et surgelés en dernier. Transportez-les rapidement et rangez-les au réfrigérateur ou au congélateur dès votre retour.
La zone la plus froide du réfrigérateur doit être maintenue entre 0 et 4 °C. Un thermomètre permet de vérifier la température. Rangez les aliments crus séparément des préparations prêtes à consommer et utilisez des contenants fermés.
Après la préparation d’un plat, ne le laissez pas plus de deux heures à température ambiante avant de le placer au réfrigérateur. Pour faciliter son refroidissement, répartissez une grande quantité en portions plus petites. Les repas et biberons des nourrissons demandent une vigilance supplémentaire et ne doivent pas rester plus d’une heure à température ambiante. Source : Anses.
Cuire les aliments et éviter les contaminations croisées
Une cuisson suffisante réduit le risque lié à de nombreux microbes. Soyez particulièrement attentif à la cuisson des volailles et des viandes hachées, notamment lorsqu’elles sont destinées aux enfants ou à des personnes fragiles.

Lors d’un barbecue, ne replacez pas la viande cuite dans le plat qui contenait la viande crue sans l’avoir lavé. Utilisez également des pinces ou des ustensiles propres pour servir les aliments cuits.
Lavez soigneusement les fruits, les légumes et les herbes, en particulier lorsqu’ils sont consommés crus. Décongelez les aliments au réfrigérateur ou selon les indications du fabricant, plutôt qu’en les laissant longtemps à température ambiante.
Respecter les dates et les conditions de conservation
Pour les produits concernés, respectez la date limite de consommation indiquée par la mention « à consommer jusqu’au ». Une fois l’emballage ouvert, suivez les indications du fabricant : la date imprimée ne suffit plus, à elle seule, à déterminer combien de temps le produit peut être conservé.
Ne consommez pas un aliment dont l’emballage est anormalement gonflé ou dont les conditions de conservation sont douteuses. Rappelez-vous cependant qu’une odeur normale ne garantit pas l’absence de contamination.
Quels aliments demandent une attention particulière ?
Les viandes et poissons crus, les coquillages, les préparations à base d’œufs crus et certains produits au lait cru nécessitent une attention particulière concernant leur origine, leur préparation et leur conservation.
Cela ne signifie pas que ces aliments sont systématiquement contaminés. Le risque dépend notamment de la qualité du produit et du respect des règles d’hygiène. Toutefois, pour les femmes enceintes, les jeunes enfants et les personnes immunodéprimées, certains aliments crus sont déconseillés.
En cas de doute sur les aliments adaptés à votre situation, demandez conseil à un professionnel de santé. Pour les repas en extérieur, gardez les produits sensibles au frais jusqu’au moment de les servir et évitez de les exposer longtemps à la chaleur.
Intoxication alimentaire : que doivent faire les professionnels de la restauration ?
Les restaurateurs et leurs équipes ont un rôle essentiel dans la prévention. La sécurité alimentaire repose sur des pratiques quotidiennes : contrôle des produits à la réception, respect des températures, nettoyage, séparation des aliments crus et cuits et suivi des dates de conservation.
Le personnel doit recevoir des instructions ou une formation adaptées à ses missions. La démarche HACCP permet d’identifier les dangers liés à l’activité et de mettre en place des mesures pour les maîtriser.
Si un professionnel suspecte une intoxication après un service, il doit agir rapidement : recueillir les informations disponibles, mettre à l’écart les produits suspects, conserver les éléments de traçabilité et contacter les autorités compétentes. Il ne faut pas attendre de connaître avec certitude l’aliment responsable pour signaler une situation préoccupante.
La prévention passe également par une organisation permettant à une personne présentant des symptômes digestifs de ne pas manipuler les denrées lorsqu’elle risque de les contaminer.
Peut-on avoir une intoxication alimentaire sans fièvre ?
Oui. Une personne peut présenter des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales ou une diarrhée sans avoir de fièvre. L’absence de fièvre ne suffit pas à identifier la cause ni à écarter un risque de déshydratation.
Faut-il arrêter de manger ?
Il n’est pas nécessaire de se forcer à manger pendant une période de fortes nausées. En revanche, la réhydratation reste prioritaire. Dès que l’appétit revient, reprenez progressivement de petits repas adaptés à votre tolérance.
Le dernier repas est-il forcément responsable ?
Non. Les symptômes peuvent apparaître plusieurs heures ou plusieurs jours après l’ingestion de l’aliment contaminé. Le dernier repas est donc une piste possible, mais pas une preuve.
Peut-on aller travailler avec des symptômes ?
Cela dépend de leur intensité et de votre activité. Si vous manipulez des aliments ou travaillez auprès de personnes fragiles, signalez la situation et demandez un avis médical sur la conduite à tenir. Dans tous les cas, évitez de préparer les repas des autres tant que vous présentez des symptômes.
Ce qu’il faut retenir
En cas de suspicion d’intoxication alimentaire, la priorité est de boire régulièrement et de surveiller les signes de déshydratation. Reprenez une alimentation légère lorsque vous la supportez et évitez l’automédication inadaptée.
Demandez rapidement un avis médical si la personne malade est fragile, si les symptômes sont importants ou si elle ne parvient pas à boire. En cas de déshydratation, de confusion, de perte de connaissance ou de difficulté respiratoire, appelez le 15 ou le 112.
Les bactéries et les toxi-infections, une par une
- TIAC : c’est quoi ? Définition, symptômes et prévention
- Salmonelle : symptômes, transmission, traitement et prévention
- Listeria : symptômes, aliments à risque et prévention de la listériose
- Escherichia coli : symptômes, transmission et prévention
- Campylobacter : symptômes, transmission et prévention
- Staphylococcus : infections, risques alimentaires et prévention
- Bacillus : risques alimentaires, symptômes et prévention
- Entérobactéries : définition, risques et prévention alimentaire
- Intoxication alimentaire : Quelles obligations du restaurateur ?
- Intoxication alimentaire : quoi faire dans son restaurant ?
Sources et liens utiles
- Agence régionale de santé : se protéger et réagir en cas de symptômes
- Assurance maladie : diarrhée et gastro-entérite de l’adulte, les bons réflexes
- Assurance maladie : que faire face à une déshydratation ?
- Anses : recommandations d’hygiène dans la cuisine
- Croix-Rouge française : symptômes, gestes et prévention
- Hirslanden : symptômes, diagnostic et traitement
- SignalConso : signaler une suspicion liée à un restaurant
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