Ce qui décide de la rentabilité d’un camion à pizza
Le camion à pizza demande moins de capital de départ qu’une salle. Cela ne dit rien de ce que l’activité rapportera une fois lancée. Ce qui pèse ensuite, c’est le prix du véhicule que vous choisissez, les démarches à accomplir avant d’ouvrir, les endroits où vous pouvez vous poser et la clientèle que vous allez chercher au lieu de l’attendre.
Le prix d’un camion à pizza, neuf ou d’occasion
Le prix d’un camion à pizza varie selon la taille et l’âge du véhicule. Le choix entre le neuf et l’occasion est donc le premier arbitrage du projet, et l’occasion reste la voie praticable quand le capital de départ n’est pas consistant.
Les offres se trouvent sur le web comme dans les journaux d’annonces. Une partie des véhicules d’occasion vient d’exploitants qui revendent leur camion pour ouvrir un restaurant sur place. Comparé à un local, le camion regroupe l’outil de production et le point de vente dans un même véhicule : c’est le poste de départ qu’il allège.
La rentabilité ne se joue pas seulement à l’achat
Un camion à pizza ne se résume pas à son prix d’achat. Avant d’ouvrir, il faut remplir plusieurs conditions et accomplir des formalités administratives que détaille l’ouverture d’un camion à pizza. Ces démarches coûtent du temps autant que de l’argent, et elles conditionnent la date à laquelle vous pourrez servir votre première commande.
S’y ajoute la formation à l’hygiène alimentaire, dont la liste des commerces concernés est établie à part. Elle dure quatorze heures, et l’obligation s’applique depuis le 1er octobre 2012, en vertu du décret n° 2011-731 du 24 juin 2011.
Une clientèle qui se renouvelle à chaque arrêt
La clientèle d’un camion n’est pas figée. Vous rencontrez de nouvelles personnes à chaque endroit où vous vous arrêtez, et vous devenez rapidement connu un peu partout : on vous appelle pour livrer dans les villes que vous sillonnez.
L’image qui s’attache au camion est conviviale et sympathique, et elle se transmet. Vos clients vous en amènent d’autres, et vous pouvez revenir sur un lieu que vous aviez quitté quelques jours plus tôt.
Changer d’endroit plutôt que subir la saison
Quand vous constatez que la clientèle n’est plus active dans un département, vous pouvez aller dans un autre. Une pizzéria en local, elle, attend que sa zone reparte : c’est la différence la plus nette entre les deux modèles.
La contrepartie est administrative. Une fête ou un festival ne s’improvise pas : vous pouvez y stationner une fois obtenues les autorisations de stationnement exigées pour le lieu.
Vendre en journée comme en soirée
Les exploitants se placent le plus souvent au bord des routes, à la sortie des écoles et des universités, ou près des stades. Ces positions permettent de vendre en journée comme en soirée, et de toucher des publics différents selon l’heure.
Pouvoir vendre à plusieurs endroits change aussi la façon d’aborder la concurrence. Si plusieurs pizzérias occupent déjà le secteur où vous vous êtes posé, vous changez d’endroit. Vous pouvez de la même manière faire varier vos points de vente au fil des saisons, dans la limite des autorisations obtenues.
Du camion au local, quand le modèle sert d’étape
Le camion sert parfois d’étape plutôt que de destination : on l’exploite pendant une période donnée, le temps de réunir le capital nécessaire à l’ouverture d’un restaurant sur place. C’est une partie de ce qui alimente le marché de l’occasion.
Cette trajectoire suppose de tenir le quotidien du véhicule : les inconvénients d’un camion à pizza se comptent en face des avantages énumérés ici.
Rechercher sa formation


