Ouvrir un bar à tapas : Tout ce qu’il faut savoir

Le nombre des bars à tapas a quadruplé ces dernières années. L’engouement des français à ce sujet ne cesse de croitre.
Un apéritif entre amis, un verre entre collègues après le boulot…
Il n’y a rien de plus convivial pour bon nombre de français. Nul doute que ce marché a de réelles perspectives pour les exploitants qui s’y aventurent.

Trois choses à savoir avant d’ouvrir votre bar à tapas

Sommaire
  1. - Trois choses à savoir avant d’ouvrir votre bar à tapas

  2. - D’abord le sens du mot et du concept bar a tapas

  3. - Bar à tapas : Qu’est-ce que c’est ?

  4. - Les différentes formes de tapas

  5. - Les préalables pour ouvrir un bar à tapas

  6. - Les investissements à prévoir

  7. - Le choix adéquat de l’emplacement

  8. - Pourquoi bien choisir son emplacement

  9. - Opter pour certaines tendances du moment

  10. - Faites une bonne place au vin et à la bière

  11. - Les formations à suivre pour ouvrir un bar à tapas

  12. - Le permis d’exploitation

  13. - Où suivre la formation permis d’exploitation

  14. - Combien coûte la formation permis d’exploitation ?

  15. - La formation Hygiène alimentaire

  16. - Comment financer ses formations ?

  17. - Quelle licence pour ouvrir un bar à tapas ?

  18. - Qui peut obtenir la licence III ou la licence IV ?

  19. - Le choix de la Licence III

  20. - L’option de la licence IV

  21. - Quel statut juridique pour un bas à tapas

  22. - L’exercice en individuel

  23. - La micro entreprise : Avantages et inconvénients

  24. - L’Entreprise Individuelle : Avantages et inconvénients

  25. - La société unipersonnelle

  26. - L’exercice en associés

  27. - La SARL

  28. - La Société par Actions Simplifiées (SAS)

  29. - Quel est le meilleur statut juridique d’un bar à tapas

  30. - Les autres obligations de l’exploitant d’un bar à tapas

  31. - Les obligations en rapport avec l’affichage

    1. - Les sanctions en cas de non-respect de ces obligations

    2. - Démarches et obligations juridiques pour ouvrir un bar à tapas


Vous êtes en France et non en Andalousie, mais vous avez envie d’apporter chez nous dans l’hexagone un peu de cette convivialité que l’on reconnait aux tapas espagnols ?
Nous ne pouvons que vous y encourager. Malheureusement, dans ce domaine, la bonne volonté seule ne suffit pas.

Il vous faut une connaissance approfondie du concept de bars à tapas, leur spécificité et les mesures à prendre au plan juridique avant l’ouverture de votre bar.

D’abord le sens du mot et du concept bar a tapas

Comme beaucoup d’autres, vous avez senti le coup et vous envisagez sans doute d’ouvrir votre bar à tapas. Belle opportunité d’affaires dirions-nous !
Mais ce projet est avant tout un investissement. Comme tel, il doit bien être pensé et surtout bien ficelé. Ce secteur d’activité relève en effet d’un domaine qui touche à l’ordre public.

On peut le constater, les bars à tapas sont véritablement en pleine conquête de la France. Ils ont l’avantage d’offrir une ambiance conviviale pour les after-works. Ils permettent de partager des moments joyeux en famille ou entre amis.
La spécificité du bar tapas est qu’on n’y va pas simplement pour boire un verre de vin, ni pour prendre un repas complet.
On sirote une coupe et l'on grignote, le tout à petit prix. Parce qu’il facilite ce régal sans être très coûteux, le bar à tapas a le vent en poupe.
Si l’on insiste autant sur l’esprit de convivialité qui accompagne le concept du bar à tapas, c’est parce que la pratique veut que chacun commande différents petits plats et que l’ensemble de la tablée partage.
Il va de soi que l’on se retrouve vite dans une ambiance joyeuse et gaie.

Les Français ont tôt fait de se laisser séduire par les bars à tapas, et la chose est aisément compréhensible.
En effet, environ 66% des Français affirment qu’ils prennent l’apéro au moins une fois chaque mois.
Pour 28% de Français, la fréquence est d’au moins une fois par semaine, selon un sondage récent.
Cela signifie qu’il y a là un marché dynamique qui garantit à votre bar à tapas une clientèle joyeuse.
Il ne vous reste qu’à vous décider.

A ce titre, plusieurs obligations légales pèsent sur l’exploitant de bar à tapas, sans compter le fait qu’il existe des formations qu’il est obligé de suivre.
A défaut, il s’expose à de lourdes sanctions administratives et pénales.
D’où l’intérêt de lire cet article qui vous dit ce qu’il faut savoir sur l’ouverture d’un bar à tapas.

Bar à tapas : Qu’est-ce que c’est ?

Le mot « Tapas » n’a pas en réalité une résonance particulière dans la langue française.
Il faut plutôt se référer à la langue espagnole pour en comprendre le sens.
Ce mot « Tapas » est en effet issu du verbe espagnol « Tapar » et signifie « Recouvrir ».

C’est sans surprise que l’on apprend que le mot tapas vient du verbe espagnol tapar qui signifie recouvrir. Il n’est point besoin que l’on soit historien de l’art culinaire espagnol avant de comprendre l’histoire derrière cette étymologie.
Dans un passé qu’on ne saurait définir avec précision, dans les bars espagnols, surtout dans la région d’Andalousie, l’on servait au client une coupe de vin avec au-dessus une tranche de jambon pour empêcher les mouches de se poser sur la boisson.
Le client, lui, pouvait déguster son verre tout en mangeant son jambon.
De là est venue la pratique qui consiste à servir désormais le vin ou la bière avec de délicieux amuse-gueule.

Les tapas existent sous au moins quatre formes différentes.

   - Les banderillas : ce sont de petites brochettes où sont empalées à un petit pique des tranches de tomates, de fromage, des olives, des chorizos (parfois on y ajoute des anchois).
  - Les platillos : les platillos sont assiettes dans lesquelles on présente l’une des gâteries suivantes, piqués d’un cure-dent : cubes de tortilla, rondelles de chorizo, ou encore des piquillos
  - Les cazuelitas : ce sont des cassolettes, généralement en terre cuite, contenant des fruits de mer ou des légumes.
  - Les Croquetas : ce sont des boulettes panées ou en croûte de poisson, de viande ou de légumes.

Selon les usages, il semble qu’en Andalousie, dans les bars espagnols, l’habitude a consisté à servir au client une coupe de vin. Pour éviter alors que les mouches n’entourent la coupe, on la surmontait d’une tranche de jambon. Le client en profitait ainsi pour la déguster.

C’est ainsi que cette pratique a été perpétuée pour devenir aujourd’hui une véritable culture culinaire en France.
On prend alors un véritable plaisir à servir le vin ou la bière accompagné de délicieux amuse-gueule.

Cette pratique a commencé à se développer à partir des bars parisiens à tapas qui ont ouvert successivement leurs portes.
Les vendredi et samedi, l’ambiance est réellement à la fête. On en voit également sur les terrasses siroter leur mojito dans une ambiance chaleureuse et conviviale.

Les différentes formes de tapas

Il existe généralement quatre formes de tabac : Les banderillas, les cazuelitas, les croquetas et les platillos.

Les banderillas ne sont rien d’autres que de petites brochettes qu’on enroule autour d’un petit pique de tranches de tomates, de fromage, des olives, des chorizos.
A ce délicieux mélange, on associe parfois des anchois. Quant aux cazuelitas, elles sont généralement des cassolettes en terre cuite, auxquelles on ajoute soit des fruits de mer ou des légumes.

Pour ce qui concerne les croquetas, elles ont l’air des croquettes panées ou sous forme de croûte de légumes, de viande ou de légumes.

Les préalables pour ouvrir un bar à tapas

Ouvrir un bar à tapas est un projet qui se prépare. Il y a donc des préalables à observer, tant en ce qui concerne :

-    Les investissements à prévoir
-    Le choix adéquat de l’emplacement

Les investissements à prévoir

En termes d’investissements à prévoir pour l’ouverture d’un bar à tabac, les besoins sont généralement comparables à ceux que nécessite l’ouverture d’un restaurant. Il faut toutefois relativiser, car cela dépendra de la taille de votre structure.

Si vous souhaitez par exemple acquérir des matériels à la pointe de la technologie comme on en voit dans les franchises, nul doute que cela vous reviendra plus cher. Quoi qu’il en soit, ces besoins s’imposent à vous :

-    Le local
-    Le matériel adéquat à la production et à la conservation des aliments
-    Le nécessaire à la tenue d’une activité commerciale

Dans cette dernière catégorie, on peut citer les postes informatiques, le terminal de paiement, le mobilier et tout ce qui touche à la décoration de votre structure.

Pour ce qui est du mobilier, il n’y a pas trop de souci à se faire. Il faut remarquer en effet que traditionnellement, le tapas se déguste généralement debout.
A vous, de repérer au plus tôt l’habitude de votre clientèle.

Pour l’investissement, il faudra prévoir en général :

-    Le fonds de commerce

Il est estimé entre 10 000 et 50 000 euros environ voir plus dans certains secteurs

 -    L’équipement de cuisine

Estimé à 20 000 euros

-    Le mobilier et la décoration

Le coût peut aller à 20 000 euros, en sachant bien sûr que la position assise peut ne pas être très adaptée à votre clientèle.

-    Les charges du personnel 

Au cas où vous voudriez par exemple, recourir aux services d’une main d’œuvre qualifiée, il faudra anticiper sur le paiement de son salaire.
On compte parmi celle-ci, les cuisiniers, les serveurs et les hôtes de caisse.

-    Les redevances à la mairie

C’est le cas lorsque vous envisagez d’occuper éventuellement une terrasse située sur la voie publique.

-    Le paiement de droits de diffusion à la SACEM

C’est une obligation lorsque vous songez à faire profiter vos hôtes de certaines sonorités musicales.

-   Les frais liés à l’entretien des locaux
-    Les frais de formation obligatoire

Le choix adéquat de l’emplacement

Vous avez dressé un bilan prévisionnel des dépenses que nécessite l’exploitation d’un tapas.
Vient ensuite une étape décisive :

- Le choix de l’emplacement.

Pourquoi bien choisir son emplacement

Bien choisir son emplacement s’explique par le fait que les bars à tapas sont plus prospères en zone urbaine que dans les régions reculées ou dans les campagnes.
L’expérience a également montré que les bars à tapas situés dans les quartiers animés, les quartiers d’affaires ou au coin d’une rue passante sont également très propices à un commerce florissant.

Il est également envisageable de songer à reprendre un bar à tapas qui a déjà une clientèle bien établie.
L’idée n’est pas mal en soi. Encore faudrait-il avoir la bonne information en temps réel.

N’hésitez donc pas à envisager une spécialisation : sur le halal, le végétarien ou encore le healthy (qui consiste à proposer des plats diététiques).

En dehors de ce critère, il faudra également prendre en compte certaines données liées à la concurrence.
N’oubliez pas en effet que les bars à tapas sont de plus en plus répandus en France. Connaitre vos concurrents, repérer leur spécialité vous permettra de mieux vous positionner pour ne pas perdre en rentabilité.

Opter pour certaines tendances du moment

Par ailleurs, en dehors de l’emplacement, il est de l’intérêt de l’exploitant de suivre certaines tendances du moment.

Afin d’élargir votre clientèle, vous gagnerez beaucoup à proposer des spécialités comme :

-     La restauration Halal

Conformément aux prescriptions musulmanes

-    Le Végétarien
-    Le healthy

La pratique du healthy consiste à proposer des plats réputés pour leurs bienfaits thérapeutiques.
On parle alors de plats diététiques.

Faites une bonne place au vin et à la bière

Il n’est pas nécessaire de choisir entre le vin et la bière. La tendance ces dernières années depuis 2015 a montré en effet que ces deux boissons ont de la cote, même si la bière part avec une légère avance. Si vous vous décidez à servir du vin, sachez tout de même que la clientèle apprécie énormément la palette à trois couleurs :

-    Le vin rouge

C’est sans doute le vin le plus prisé des consommateurs. On estime d’ailleurs que plus de 50% des consommateurs de vins en raffolent.

-    Le vin blanc

Il vient en deuxième position et affiche un pourcentage de préférence de 29%.

-    Le vin rosé

C’est sans doute le vin le moins prisé. On estime qu’il est apprécié de 8% des consommateurs qui aiment consommer du vin dans les bars à tapas.
Quid des formations à suivre pour ouvrir un bar à tapas ?

Les formations à suivre pour ouvrir un bar à tapas

Pour ouvrir un bar à tapas, le suivi de deux formations s’impose :
La formation « Permis d’exploitation » et la formation « Hygiène alimentaire ».

Le permis d’exploitation

Nous aborderons successivement les lieux où il est possible de suivre la formation « Permis d’exploitation » et le coût de la formation

Où suivre la formation permis d’exploitation

Le futur exploitant de bar à tapas a la possibilité de suivre la formation dans deux structures au choix : Les établissements publics et les établissements privés.

La formation permis d’exploitation dans le secteur public est dispensée par les chambres de l’industrie et du commerce.

Si vous comptez suivre votre formation auprès des structures privées, assurez-vous toutefois de vérifier que ces établissements disposent d’un agrément. Il existe en effet un peu partout sur le territoire national plusieurs structures qui proposent cette formation type. Vous n’aurez qu’à rechercher la structure la plus proche de votre zone géographique. Cela vous épargnera les contraintes liées à un long trajet.

Combien coûte la formation permis d’exploitation ?

Il n’existe pas un coût unique pour la formation Permis exploitation. Chaque structure propose en effet sa grille tarifaire. Les tarifs varient généralement entre 200 et 450 euros. D’où l’intérêt de faire jouer la concurrence en demandant plusieurs devis auprès de différentes structures.

La formation Hygiène alimentaire

Les lieux de formation étant généralement les mêmes que ceux de la formation permis d’exploitation, il faut toutefois remarquer que le coût de la formation varie selon que vous soyez dans un format « inter entreprise » ou dans un « format intra entreprise ».  Un stage « Hygiène alimentaire d’une durée de 14 heures réparties sur 2 jours, coûte généralement entre 400 et 800 euros.

Comment financer ses formations ?

Comme vous l’auriez compris, l’ouverture d’un bar à tapas requiert un investissement conséquent. Pour supporter ces charges, vous pouvez recourir à plusieurs apports :

-    L’apport personnel

Il est constitué de votre épargne, de la contribution des éventuels associés. On y trouve également des prêts de famille.

-    L’apport bancaire

Il est souvent l’aboutissement d’un business plan bien rédigé et convaincant. L’apporteur d’affaires reçoit donc un prêt bancaire pour son projet d’ouverture de bar à tapas.

-    Le financement par le Compte Personnel de Formation (CPF)

Le CPF a succédé au Droit Individuel à la Formation (DIF) depuis le 1er Janvier 2015. Il faut toutefois relever une réforme majeure qui a été proposée depuis le 1er Novembre 2020.

A compter de cette date, la formation Permis d’exploitation n’est plus éligible au dispositif appelé « Accompagnement à la création ou à la reprise d’entreprise ». Toutefois, il importe de savoir que Pôle Emploi continue de la financer, mais à la condition qu’elle soit accompagnée de la formation « Hygiène Alimentaire ».

Quelle licence pour ouvrir un bar à tapas ?

On conçoit mal comment on peut exploiter un bar à tapas, sans vendre de l’alcool. Et qui parle d’alcool, parle nécessairement de licence, pour autant qu’il s’agisse de boissons alcoolisées.

En ce cas, vous aurez besoin de l’une ou l’autre de ces licences :

-    La licence III
-    La licence IV

Qui peut obtenir la licence III ou la licence IV ?

Il importe de savoir que l’obtention de la licence est conditionnée par le suivi de la formation « Permis d’exploitation ».

Par ailleurs, l’obtention de la licence est également conditionnée à la justification d’un profil déterminé. Ainsi, ne peuvent y prétendre :

-    Les mineurs non émancipés
-    Les majeurs incapables
-    Les majeurs sous curatelle ou sous tutelle
-    Les personnes condamnées à des peines privatives de liberté pour vol, escroquerie ou encore abus de confiance

Le choix de la Licence III

L’exploitant d’un bar à tapas détenteur d’une licence III peut commercialiser les boissons des 1er et 3e groupes.
On y retrouve une large gamme de vins doux naturels comme les vins, les apéritifs et les liqueurs de fruits, pour autant que leur taux en alcool ne dépasse pas 18% : Bières, cocktails, rhums, apéro, spiritueux, champagnes, tortillas et autres dinatoires.

C’est pour cela qu’on les appelle les licences restreintes. Le détenteur de cette licence peut en effet commercialiser les boissons à emporter ou à consommer sur place en respectant le même seuil.

L’option de la licence IV

La licence 4 est encore appelée la « grande licence » ou la « licence de plein exercice ».
L’exploitant d’un bar à tapas qui détient cette licence est qualifié pour vendre toutes les catégories de boissons, quel qu’en soit le taux d’alcool : Rhum, téquila, whisky…

Il peut également commercialiser aussi bien les boissons à emporter que celles à consommer sur place : Sangria, brunch, vins rioja et toutes sortes de boissons accompagnées de rillettes, frites, calle, chorizo, sardines, morue, beignets, sandwichs et toute sorte de dessert.

Toutefois, il convient de noter que la grande licence n’est plus libre d’accès. 
En d’autres termes, elle ne se crée plus. La licence 4 ne peut en effet être acquise que par transfert.

Quel statut juridique pour un bas à tapas

Ouvrir un bar à tapas passe également par la détermination du statut juridique qui vous convient le mieux.
C’est d’ailleurs un passage obligé pour entamer les formalités de création de son entreprise. Le type de statut juridique détermine en effet la procédure à suivre.

Plusieurs statuts s’offrent à vous. Mais le principal est de vous demander si vous êtes partant pour travailler seul ou en associés.

L’exercice en individuel

Ce statut est également qualifié de micro entreprise.
Dans ce cas, il vous appartient d’opter pour la micro entreprise, l’Entreprise Individuelle ou la société unipersonnelle.

La micro entreprise : Avantages et inconvénients

En général, la micro entreprise offre de nombreux avantages :

-   Rapidité, simplicité et faible coût dans la création de l’entreprise
-    Pas de statut à rédiger
-    Aucun dépôt de capital
-    Gestion quotidienne assez simple
-    Montant des cotisations sociales dépendant du chiffre d’affaires réalisé.

Parmi les inconvénients de la micro entreprise, on distingue :

-    Plafonnement du chiffre d’affaires fixé à 176 200 euros
-    Aucune possibilité de facturer la TVA encore moins déduire ces charges
-    Pas beaucoup de flexibilité dans l’évolution de votre entreprise

L’Entreprise Individuelle : Avantages et inconvénients

Il existe deux statuts juridiques en rapport avec l’Entreprise Individuelle : L’Entreprise Individuelle classique (EI) et l’Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée (EIRL). Ce statut juridique est plus adapté au développement de l’entreprise.

On note comme avantages de l’EI :

-    Aucun capital minimum
-    Pas de plafonnement de chiffres d’affaires
-    Responsabilité limitée à concurrence des biens affectés à l’entreprise
-    Possibilité d’opter pour l’impôt sur les sociétés

Le principal inconvénient de l’EI est lié au fait que la comptabilité est un peu plus rigoureuse.

La société unipersonnelle

Si vous faites le choix de la société unipersonnelle, vous devez également opter soit pour l’Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL) ou la Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU).

Ces deux statuts juridiques sont typiquement adaptés aux exploitants ayant un patrimoine à protéger.
La responsabilité des gérants est en effet limitée à leur patrimoine professionnel.

Il faut cependant reconnaitre que la société unipersonnelle comporte quelques inconvénients :

-    Les formalités de création dont plus contraignantes

On pense en effet à la rédaction des statuts, la publication d’une annonce légale et l’obligation de s’inscrire au RCS.

L’exercice en associés

Compte tenu de votre projet d’entreprise, si vous comptez exercer en associés, il existe deux formes juridiques de sociétés dont : La SARL et la SAS.

La SARL

C’est la forme de société que l’on retrouve souvent dans les entreprises familiales et dans les petites et moyennes entreprises. Le nombre des participants est limité à 100. La SARL dispose en effet d’un patrimoine propre. Les pouvoirs sont répartis entre le gérant et les associés.

Parmi les avantages que confère la SARL, on peut citer :

-    Le coût moins élevé des charges sociales
-    La possibilité de faire venir son conjoint dans l’entreprise

Dans ce cas, le conjoint acquiert la qualité de conjoint collaborateur.

Si la SARL comporte un inconvénient, c’est bien la rigidité de son mode de fonctionnement qui fait l’objet d’un encadrement strict par la loi.

La Société par Actions Simplifiées (SAS)

La Société par Actions Simplifiée comporte quelques avantages :

-    La souplesse dans son mode de gestion

Il existe en effet un allègement de certaines formalités comptables et administratives

-    Moins de contrainte dans la rédaction des statuts
-    Possibilité de faire venir de nouveaux associés

La SAS présente par ailleurs deux inconvénients majeurs :

-    La lourdeur dans les formalités de création
-    Le coût élevé des cotisations sociales

Quel est le meilleur statut juridique d’un bar à tapas

Le choix d’un statut juridique doit en effet s’opérer en fonction de son projet d’entreprise et des perspectives d’évolution.

Si vous inscrivez votre entreprise dans un plan de développement, le statut juridique le mieux adapté à votre entreprise, est sans doute la Société par Actions Simplifiées (SAS).

Si par contre, vous envisagez de vous lancer seul, l’idéal serait de privilégier la Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle SASU).

Les autres obligations de l’exploitant d’un bar à tapas

Les obligations qui incombent à l’exploitant d’un bar à tapas font largement l’objet d’une diffusion pendant les deux formations dispensées : Formation pour l’obtention du permis d’exploitation et la formation « Hygiène alimentaire ».

Les contrôles sont en effet régulièrement opérés par les services sanitaires et les agents de la police administrative afin de s’assurer du respect des normes en vigueur.

Les obligations en rapport avec l’affichage

L’exploitant du bar à tapas est tenu de veiller au respect de certaines règles d’affichage :

-    Affichage des prix de consommation de même que le taux de TVA aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du bar
-    Mentions relatives aux origines de la viande commercialisée
-    Mentions relatives à l’interdiction faite aux mineurs de consommer de l’alcool
-    Mention relative à l’interdiction de l’état d’ivresse sur la voie publique
-    Mention de votre licence d’exploitation doit être faite sur l’affichage
-    Affichage des consignes relatives aux mesures de sécurité
-    Mentions relatives aux éventuels produits allergènes entrant dans votre préparation

Les sanctions en cas de non-respect de ces obligations

Comme vous l’auriez compris, l’exploitation d’un bar est soumise au respect des règles très strictes. Le non-respect de ces règles constatées au cours de l’inspection des services compétents peut valoir à l’exploitant plusieurs sanctions :

-    Fermeture administrative temporaire
-    Fermeture administrative définitive

Parmi les 3 causes de la fermeture administrative, on peut citer :

-   Les infractions aux lois et règlements relatifs au bar à tapas
-   Les atteintes à l’ordre public, à la sécurité publique et à la salubrité publique
-   Les cas d’actes criminels ou délictuels
-   La fermeture judiciaire

On parle de fermeture judiciaire, lorsque celle-ci est ordonnée par un juge

-    La péremption de licence
-    Les peines privatives de liberté. Elles sont également appelées « emprisonnement ».

L’emprisonnement est requis quand l’exploitant a commis une infraction pénale

Démarches et obligations juridiques pour ouvrir un bar à tapas

Le bar à tapas est avant tout un bar. A priori, vous vendrez des boissons appartenant à la catégorie III.
Il vous faudra donc posséder une licence d’alcool, délivrée à la mairie.
Il est vrai que beaucoup de personnes voulant se lancer dans la restauration se perdent un peu sur les questions de licence.
Par exemple, quand devrait-on vous délivrer une licence IV et non une licence III ?
Et pour vous qui voulez ouvrir un bar à Tapas, la formation sur l’hygiène alimentaire dans la restauration est obligatoire.
L’autre formation obligatoire est la formation pour le permis d’exploitation.
Nous offrons toutes ces formations tant à distance qu’en présentiel.
Il est nécessaire que vous suiviez ces formations, car sans elles, vous ne pourrez pas ouvrir votre exploitation.
Comme nous le disions plus haut, les franchises ne sont pas monnaie courante pour les bars à tapas.
En conséquence, le statut juridique le mieux adapté pour votre bar à tapas est la société par actions simplifiées (SAS).
Si vous êtes seul à monter votre projet, ce sera une société par actions simplifiée unipersonnelle.

Voici quelques autres obligations que vous devrez remplir :

  - Il ne vous suffit pas de suivre la formation sur l’hygiène, vous devrez réellement appliquer les règles d’hygiène
  - Vous devrez également respecter les normes d’accessibilité et de sécurité concernant les établissements ouverts au public,
  - Si vous utilisez des allergènes, il vous incombe d’en faire indication sur un support visible pour tous.
  - Au cas où vous voudriez diffuser de la musique, vous avez l’obligation de payer la SACEM.
  - Enfin, si vous envisagez d’exploiter une terrasse, vous devrez en faire la demande d’autorisation à la mairie.

 

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