Gîte ou chambre d'hôtes : quelle différence

Les deux formules hébergent des voyageurs contre paiement, et elles s'arrêtent là. Elles ne reposent pas sur la même définition, ne se déclarent pas de la même manière et ne demandent pas la même présence du propriétaire. La différence de départ tient au lieu : la chambre d'hôtes est chez l'habitant, le gîte peut être ailleurs.

Un gîte, c'est quoi ?

Un gîte, c'est un logement meublé, appartement, studio ou villa, que l'on appelle aussi meublé de tourisme, mis à la disposition d'une clientèle de passage pour une journée, une semaine ou un mois.

La location peut durer au maximum douze semaines de suite, et les locataires ne peuvent pas y élire domicile.

Le gîte peut se trouver loin de l'habitation de son propriétaire, même dans un autre département. Celui-ci n'est pas tenu d'accueillir lui-même ses locataires : il lui suffit de confier l'accueil à une personne de confiance, sur place. Un gîte éloigné demande en revanche beaucoup d'organisation.

Plusieurs formes coexistent sous le même mot : les gîtes d'enfants, les gîtes de séjour et les gîtes d'étape. Au-delà de quinze locataires, l'hébergement est considéré comme un établissement recevant du public.

Une chambre d'hôtes, c'est quoi ?

La chambre d'hôtes, que l'on appelle aussi maison d'hôtes, a reçu sa définition légale en août 2007, par la loi 2006-437 du 14 avril 2006 et le décret 2007-1173. C'est une chambre aménagée, située chez l'habitant, destinée à héberger des personnes de passage à titre payant.

Le séjour va d'une nuit à plusieurs nuitées, selon les hôtes. Celui qui reçoit, c'est-à-dire l'habitant, assure l'accueil, la mise à disposition de la chambre pour la nuitée et le petit déjeuner. Il fournit aussi le linge de maison une fois la location effectuée.

La capacité est plafonnée : cinq chambres au plus, pour quinze personnes au maximum. Le régime de la chambre d'hôtes fait l'objet d'une page à part entière.

La différence tient au lieu

Une chambre d'hôtes se situe obligatoirement chez l'habitant. Un gîte, lui, peut se trouver ailleurs, dans une autre commune, dans un autre département.

De ce point découlent les conséquences pratiques. La chambre d'hôtes engage son propriétaire à recevoir lui-même ses voyageurs, chez lui, et à leur servir le petit déjeuner. Le gîte se loue sans cette obligation d'accueil personnel, à condition d'organiser la remise des clés et l'entretien.

Déclarer son activité

Les chambres d'hôtes se déclarent en mairie du lieu d'habitation, au moyen d'un formulaire Cerfa. L'habitant est ensuite inscrit dans un registre consultable en mairie, et reçoit un accusé de réception.

Le statut sous lequel l'activité est exercée n'est pas un détail administratif. On peut être micro-entrepreneur, gérant de société, exercer sous une entreprise immatriculée au registre du commerce et des sociétés, ou rester un simple particulier. Chacun de ces statuts emporte des conséquences sociales, fiscales et juridiques différentes.

Le raisonnement est le même lorsque l'on achète une affaire existante plutôt que de la créer : la page sur la reprise d'un gîte ou de chambres d'hôtes en activité décrit ce que l'on rachète alors, et ce que l'on reprend à son compte.

Hygiène, sécurité, équipement

Chaque chambre doit disposer de sanitaires et d'une salle de bain. Tout doit être mis en œuvre pour que la santé des hôtes ne soit pas menacée, et les normes de sécurité doivent être respectées.

La table d'hôtes et les boissons alcoolisées

La table d'hôtes n'est pas un restaurant. Elle est réservée aux personnes hébergées, et elle obéit à ses propres règles, exposées sur la page de la table d'hôtes.

Servir des boissons alcoolisées à ses hôtes fait entrer l'activité dans un autre régime. Il faut alors la licence correspondant aux boissons proposées, et un permis d'exploitation propre à cette activité, dont les conditions sont exposées sur la page des chambres d'hôtes et du permis d'exploitation.

Formation agrément du Ministère de l'intérieur