Avec un taux d’alcool de 2 g/L, qu’est-ce qu’on risque ?

La capacité du foie à éliminer l’alcool est atteinte avec une alcoolémie de 2,4 grammes par litre de sang. Ce qui représente une consommation minimum de 10 ballons de vin (10 cl) alcoolisé à 12°, 10 chopes de bière (25 cl) à 5°, 10 verres de whisky (3 cl) à 40° ou encore de 10 coupes de champagne (10 cl) à 12°.

Théoriquement, à partir d’un taux de 3 g/L, le coma éthylique survient. Et à 5 g/l, la mort.

En principe, chaque verre consommé fait augmenter l’alcoolémie de 0,20 à 0,25 g/L chez l’homme, et de 0,30 g/L chez la femme.

Si l’abus de boissons alcoolisées est fortement préjudiciable pour la santé, il est aussi sévèrement sanctionné par la loi. Il faut donc surveiller la quantité d’alcool que l’on accepte d’absorber.

Pour ce qui concernant le débitant de boissons, il doit garder en tête que servir un client en état d’ivresse est sanctionné par la loi (décret n° 2003-462 du 21 mai 2003).

Tour d’horizon des différentes sanctions liées à une consommation abusive de breuvages alcooliques.

Entre 0,5 g/L et 0,8 g/L

Dans l’Hexagone, il est interdit de conduire un véhicule dès lors que l’on présente une alcoolémie supérieure ou égale à 0,5 g/L (0,2 g/L pour les permis probatoires). Passer outre cette réglementation donne lieu à une contravention de 4e classe :

  • Une amende de 135 €.
  • Un retrait de 6 points sur le permis de conduire.
  • Une suspension du permis pendant 3 ans maximum.

À partir de 0,8 g/L

Dans ce cas, on tombe dans le délit (loi du 8 décembre 1983). Les sanctions, assorties de condamnation judiciaire, sont dans ce cas les suivantes :

  • Une immobilisation immédiate du véhicule.
  • Une mise en garde à vue du conducteur (72 heures maximum).
  • À propos du permis de conduire : 6 points de retrait, suspension ou annulation pour 3 ans.
  • Jusqu’à 4 500 € d’amende.
  • Une peine de 2 ans de prison.

Mettre la vie d’autrui en danger : sanctions encourues

En cas d’accident de la route mettant la vie d’autrui en danger, le conducteur en état d’ébriété encourt des peines bien plus lourdes.

Ainsi, si l’usager de la route a subi de graves blessures, l’auteur de l’accident est passible des sanctions suivantes :

  • Amende : 75 000 €.
  • Sur le permis de conduire : 6 points de retrait et 10 ans de suspension.
  • Confiscation du véhicule.

En cas de mort d’autrui, la répression consiste, entre autres, en :

  • Une amende de 100 000 €.
  • Une peine de prison de 7 ans.

L’alcool au volant tue : les chiffres de l’ONISR

Une fois de plus, l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) le prouve à travers les chiffres qu’il a publiés dans son bilan définitif de l’accidentalité routière en France métropolitaine pour l’année 2016 :

  • 29 % des accidents routiers mortels sont causés par l’alcool.
  • 17 % des 559 piétons décédés accusaient une alcoolémie supérieure à 0,5 g/L.

Pour ce qui est des auteurs d’accidents mortels :

  • 24 % d’entre eux sont des jeunes de 18 à 24 ans.
  • Ils sont 26 % à être âgés de 25 à 34 ans.
  • Et 23 % d’entre eux se situent dans la tranche d’âge 35-49 ans.

En outre, le mélange cannabis/alcool multiplie au moins par 15 le risque d’être à l’origine d’un accident mortel.

Notons qu’un conducteur sous l’emprise d’alcool associé à des stupéfiants est passible d’une amende de 4 500 €, de 2 ans de prison, et d’une annulation du permis de conduire.




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