Les licences pour le rhum

Les rhums se trouvent dans le groupe 4 des boissons pour lesquelles il existe une obligation de licence de distribution. Ceux-ci sont définis comme des eaux-de-vie transformées à partir de la canne à sucre ou bien de ses différents sous-produits. Quand ils sont d’origine française, ils proviennent habituellement de départements d’outre-mer : Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion.

La majeure partie de la production mondiale provient néanmoins du continent Américain et d’Inde. On peut les consommer soit purs, soit sous la forme de cocktails. Il sont médicalement reconnus néfastes pour la santé, comme tout alcool fort. 

Il existe des appellations reconnues

Ils seront dits « agricoles » quand ils sont préparés avec le jus directement obtenu lors du broyage de la canne à sucre. Avant l’embouteillage ils seront stockés, dans des foudres en bois durant une période minimale qui leur donnera un autre qualificatif : blanc pour trois mois, ambré pour 18 mois, vieux pour 3 ans.  

Lorsque de la mélasse est utilisée pour la fermentation, on les appellera « industriels » ou encore « traditionnels » . Celle-ci est un résidu obtenu après chauffage et élimination des impuretés du jus. Ces boissons présentent de par ce processus une gamme de saveurs moins riche que les « agricoles ».

Une variante originaire de La Réunion et largement reprise dans les autres zones de production est le « rhum arrangé », préparé en y faisant longuement macérer différentes sortes de fruits et/ou d’épices.

Les modes de consommation habituels

Le rhum vieux est souvent dégusté pur comme une eau-de-vie ou des liqueurs.

Contrairement au rhum vieux, les autres sont très souvent servis sous forme de cocktails. On peut citer par exemple le mojito, le planteur, les différents punchs, la pina colada, le cuba libre. On les utilise également, mais à petites doses, dans certaines préparations culinaires, notamment en pâtisserie (baba, omelette norvégienne), en faisant flamber des bananes, de l’ananas ou bien d’autres agrumes.

Les précautions à prendre pour la vente

Les règles à respecter dans le cadre de leur débit sont globalement les mêmes que pour les tafias, les vins distillés, les cidres, les poirés ou fruits distillés. Une attention toute particulière est de rigueur lors de soirées à thèmes autour de ces boissons. En effet, par leur connotation exotique, ces alcools sont malheureusement ingérés trop longtemps et en trop grande quantité, notamment dans les lieux touristiques et festifs l’été. Les sanctions à l’encontre de l’exploitant peuvent aller jusqu’à la fermeture administrative de leur débit de boissons, en plus de devoir répondre d’éventuelles poursuites judiciaires. Pour ce type de soirées, l’établissement doit d’ailleurs solliciter un permis spécifique en vue de pouvoir vendre ces boissons après 22 heures.

L’exploitant devra disposer selon le cas soit d’une licence IV (pour un bar) pour une consommation sur place, soit d’une licence restaurant, les petites licences étant insuffisantes dans ce cas de figure ou bien d’une licence à emporter (pour un commerce alimentaire). On rappellera également que le règlement doit absolument s’opérer comptant et que les forains n’ont pas le droit de distribuer ces boissons.




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