Les licences pour les vins distillés

Ces boissons font partie de la classe des spiritueux et à ce titre toute distribution nécessite la détention d’une licence adaptée du fait de leur forte teneur en alcool. Elles se trouvent dans le groupe 4 des boissons concernées. Celles-ci sont définies à la base comme des eaux-de-vie produites à partir de vin.

On ne part pas dans ce cas directement du fruit, mais du liquide déjà fermenté. Ce sont des alcools, leur consommation répétée et/ou en excès est reconnue mauvaise pour la santé.

Les appellations

Les appellations les plus connues sont liées à la zone géographique de production à la fois des vins et des eaux-de-vie correspondantes :

  • Cognac : la zone de production est centrée sur la ville de Cognac. Elle s’étend sur tout ou partie de la Charente, la Charente-Maritime, la Dordogne et les Deux-Sèvres. Certaines mentions normalisées correspondent au vieillissement minimal de la plus jeune eau-de-vie entrant dans l’assemblage. A deux ans à minima on l’appellera « *** » ou VS. Pour quatre ans : VSOP. Six ans (10 à compter de 2018) : Napoléon ou XO. Il existe également la mention « Fine » qui est relative à une Appellation d’Origine Contrôlée.

  • Armagnac : il est produit dans le Gers, les Landes et le Lot-et-Garonne. Armagnac était le nom d’une ancienne province. Les mentions concernant le vieillissement ne sont pas encore harmonisées, chaque producteur peut donc encore afficher sa propre hiérarchie. La profession est en train de s’organiser pour obtenir un cahier des charges sensiblement correspondant à celui du Cognac.

Il s’agit bien là des deux plus connues. En fait toutes les régions viticoles procèdent à la distillation d’une partie de leur récolte ou de leur marc. Le marc est l’ensemble des matières restant à la fin de la pression du raisin (peaux, pépins, etc.), première étape de la vinification. Il est laissé à fermenter séparément puis passe dans un alambic.

La consommation

Ces spiritueux naturels sont principalement consommés purs en France et souvent coupés à l’eau dans les marchés étrangers. Ce sont habituellement des boissons utilisées en digestif en France. À l’étranger, ce sont des spiritueux généralement festifs avec une connotation statutaire rappelant le « luxe français ». L’utilisation dans des cocktails est encore très marginale.

De fait il est rarement rapporté de cas de surconsommation massive, en tout cas dans les débits publics en consommation sur place. Ils ne sont en effet pas au programme habituel des grands événements populaires contrairement aux boissons de la catégorie 5 ou bien du rhum par exemple. Ils ne sont d’ailleurs même pas servis dans tous les restaurants, la petite licence ne permettant pas la fourniture d’alcool aussi fort.

Règles relatives à la vente

Même si leur consommation est réputée « calme », il faut respecter les règles habituelles applicables à toutes les boissons de la même catégorie : les tafias, les rhums, les cidres, les poirés ou fruits distillés. Les sanctions prévues sont très lourdes et peuvent, aspect pénal non inclus, entraîner la cessation d’exploitation du débit de boissons.




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